Le roi David jouant de la harpe
Index Table
Psaume précédent Psaume suivant
La prière du déprimé « Au déprimé et au grand anxieux, je ne conseille pas de chercher à “faire oraison” au sens de sainte Thérèse d’Avila. Dans leur état, ils ne pourront pas se poser dans le silence Lire la suite...intérieur devant Dieu, ils seront aussitôt envahis par leurs pensées négatives et cela aggravera leurs troubles. En revanche, qu’ils récitent les prières vocales qu’ils trouvent les plus accordées à leur état. Il y a celles de nombreux saints, mais surtout le chapelet et les psaumes. Qu’ils récitent, même sans goût, même sans arriver à se concentrer sur ce qu’ils disent : Dieu fait le reste, c’est-à-dire tout. Le chapelet est reposant, et dans les psaumes, ils retrouveront tous leurs états d’âme pénibles offerts à Dieu par la bouche de David. Et qu’ils n’aient pas de scrupules : c’est le Saint-Esprit qui nous a offert psaumes et chapelet. Ne méprisons pas les moyens qu’il nous donne sous le prétexte de “rester fidèles à l’oraison”. C’est Dieu, bon médecin, qui décide ce dont nous avons besoin en fonction de notre état du moment. À nous d’écouter le Docteur. » Dominique Megglé, rubrique Psy-Spi de Parole et Prière de juillet 2012

Psaume 101 (hébreu 102)

Ils passent. Tu demeures

 
2
Seigneur, entends ma prière :
 
 
que mon cri parvienne jusqu’à toi !
 
3
Ne me cache pas ton visage
 
 
le jour où je suis en détresse !
 
 
Le jour où j’appelle, écoute-moi ;
 
 
viens vite, réponds-moi !

 
4
Mes jours s’en vont en fumée,
 
 
mes os comme un brasier sont en feu ;
 
5
mon cœur se dessèche comme l’herbe fauchée,
 
 
j’oublie de manger mon pain ;
 
6
à force de crier ma plainte,
 
 
ma peau colle à mes os.

 
7
Je ressemble au corbeau du désert,
 
 
je suis pareil à la hulotte des ruines :
 
8
je veille la nuit,
 
 
comme un oiseau solitaire sur un toit.
 
9
Le jour, mes ennemis m’outragent ;
 
 
dans leur rage contre moi, ils me maudissent.

 
10
La cendre est le pain que je mange,
 
 
je mêle à ma boisson mes larmes.
 
11
Dans ton indignation, dans ta colère,
 
 
tu m’as saisi et rejeté :
 
12
l’ombre gagne sur mes jours,
 
 
et moi, je me dessèche comme l’herbe.

           

 
13
Mais toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;
 
 
d’âge en âge on fera mémoire de toi.
 
14
Toi, tu montreras ta tendresse pour Sion[1] ;
 
 
il est temps de la prendre en pitié : l’heure est venue.
 
15
Tes serviteurs ont pitié de ses ruines,
 
 
ils aiment jusqu’à sa poussière.

 
16
Les nations craindront le nom du Seigneur,
 
 
et tous les rois de la terre, sa gloire :
 
17
quand le Seigneur rebâtira Sion,
 
 
quand il apparaîtra dans sa gloire,
 
18
il se tournera vers la prière du spolié,
 
 
il n’aura pas méprisé sa prière.

 
19
Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
 
 
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
 
20
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
 
 
du ciel, il regarde la terre
 
21
pour entendre la plainte des captifs
 
 
et libérer ceux qui devaient mourir. »

 
22
On publiera dans Sion le nom du Seigneur
 
 
et sa louange dans tout Jérusalem,
 
23
au rassemblement des royaumes et des peuples
 
 
qui viendront servir le Seigneur.

           

 
24
Il a brisé ma force en chemin,
 
 
réduit le nombre de mes jours.
 
25
Et j’ai dit : « Mon Dieu,
 
 
ne me prends pas au milieu de mes jours ! »

 
 
Tes années recouvrent tous les temps : †
 
26
autrefois tu as fondé la terre ;
 
 
le ciel est l’ouvrage de tes mains.

 
27
Ils passent, mais toi, tu demeures : †
 
 
ils s’usent comme un habit, l’un et l’autre ;
 
 
tu les remplaces comme un vêtement.

 
28
Toi, tu es le même ;
 
 
tes années ne finissent pas.
 
29
Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour,
 
 
et devant toi se maintiendra leur descendance.
Doxologie
 
 
Gloire au Père… Voir le détail
Après un distique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après un tristique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, †
 
 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après une strophe de quatre ou six lignes :
 
 
Rendons gloire au Père tout-puissant,
 
 
à son Fils, Jésus Christ, le Seigneur,
 
 
à l’Esprit qui habite en nos cœurs,
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Oraison
Dieu qui es de toujours à toujours, alors que ciel et terre s’usent comme un vêtement, Dieu qui es sans commencement ni fin, alors que l’homme s’en va comme l’herbe, tu as entendu la plainte de Jésus, brisé au milieu de ses jours, outragé, solitaire et condamné à mort. Il est temps de prendre en pitié ton Église : qu’elle fasse apparaître ta gloire en se tournant vers les déshérités ; qu’elle soit le peuple à nouveau créé où s’assembleront tous les peuples de la terre pour faire mémoire de toi d’âge en âge.

Version œcuménique. Texte liturgique.
Copyright © 2012 A.E.L.F. pour la traduction des psaumes, les oraisons et les titres.
Tous droits réservés.

Psalmodiez à l’aide de tons simples
Si vous êtes débutant ou si vous manquez d’expérience, voici quelques tons simples, accompagnés de pré-écoutes, qui vous permettront d’accéder à tout l’art de la psalmodie par versets.
Pour en savoir plus sur la psalmodie cliquez-ici.
Éclairage sur le Psaume 101
Prière d’Israël captif.
— Ce Psaume a été composé par un auteur inconnu, vers la fin de la captivité, alors que les indications prophétiques de Jérémie permettaient aux exilés d’entrevoir leur prochaine délivrance. L’auteur expose à Dieu ses souffrances personnelles, causées par les malheurs de sa nation ; mais, comme ses souffrances sont celles de tous ses compatriotes, il leur fournit ainsi une prière que chacun pourra redire à son tour du fond de son exil.
— Humble demande de secours (vers. 2-3) ; peinture de sa misère (4-12) ; ferme espérance du rétablissement de Sion et de la nation israélite (13-23) ; Dieu qui est éternel et immuable ne saurait manquer à ses promesses : Israël continuera d’habiter le pays donné à ses pères (24-29).
— Ce Psaume a un rapport indirect avec le Messie : d’une part, le retour de la captivité est la figure de la rédemption du genre humain par le Fils de Dieu fait homme ; de l’autre, la gloire universelle du vrai Dieu, annoncée vers. 12 et suiv., ne sera réalisée que par l’avènement de Jésus-Christ.
— L’Église l’a mis au rang des psaumes pénitentiaux : c’est le cinquième (voir aussi Ps 6, Ps 31, Ps 37, Ps 50, Ps 129, Ps 142). Elle se plaît à le répéter avec et pour ceux de ses enfants qui gémissent sous le poids des misères et des douleurs de la vie présente, et sous le fardeau plus lourd encore de leurs péchés. Extrait du Psautier Monastique №370 de 1938, Éditions Sainte-Madeleine
Notes
  1. Sion désigne la vieille ville de Jérusalem ( voir la carte) dont le roi David s'empara aux environs de l'an 1000 av. J-C (2 S 5, 6-10). De Sion vient le mot sionisme, qui désigne le mouvement qui a amené les Juifs dispersés à coloniser, puis à reconquérir la Palestine sur plus d'un siècle (Is 35, 10; 62).
Index Table
Psaume précédent Psaume suivant