Le roi David jouant de la harpe
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« Prenons donc en main ce livre saint, laissons Dieu nous apprendre à nous adresser à Lui, faisons du Psautier un guide qui nous aide et nous accompagne quotidiennement sur le chemin de la prière. » Benoît XVI

Psaume 103 (hébreu 104)

Quelle profusion dans tes œuvres !

 
1
Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
 
 
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
 
 
Revêtu de magnificence,
 
2
tu as pour manteau la lumière !

 
 
Comme une tenture, tu déploies les cieux,
 
3
tu élèves dans leurs eaux tes demeures ;
 
 
des nuées, tu te fais un char,
 
 
tu t’avances sur les ailes du vent ;
 
4
tu prends les vents pour messagers,
 
 
pour serviteurs, les flammes des éclairs.

 
5
Tu as donné son assise à la terre :
 
 
qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
 
6
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers :
 
 
les eaux couvraient même les montagnes ;
 
7
à ta menace, elles prennent la fuite,
 
 
effrayées par le tonnerre de ta voix.

 
8
Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées
 
 
vers le lieu que tu leur as préparé.
 
9
Tu leur imposes la limite à ne pas franchir :
 
 
qu’elles ne reviennent jamais couvrir la terre.

 
10
Dans les ravins tu fais jaillir des sources
 
 
et l’eau chemine aux creux des montagnes ;
 
11
elle abreuve les bêtes des champs :
 
 
l’âne sauvage y calme sa soif ;
 
12
les oiseaux séjournent près d’elle :
 
 
dans le feuillage on entend leurs cris.

           

 
13
De tes demeures tu abreuves les montagnes,
 
 
et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
 
14
tu fais pousser les prairies pour les troupeaux,
 
 
et les champs pour l’homme qui travaille.

 
 
De la terre il tire son pain :
 
15
le vin qui réjouit le cœur de l’homme,
 
 
l’huile qui adoucit son visage,
 
 
et le pain qui fortifie le cœur de l’homme.

 
16
Les arbres du Seigneur se rassasient,
 
 
les cèdres qu’il a plantés au Liban ;
 
17
c’est là que vient nicher le passereau,
 
 
et la cigogne a sa maison dans les cyprès ;
 
18
aux chamois, les hautes montagnes,
 
 
aux marmottes, l’abri des rochers.

 
19
Tu fis la lune qui marque les temps
 
 
et le soleil qui connaît l’heure de son coucher.
 
20
Tu fais descendre les ténèbres, la nuit vient :
 
 
les animaux dans la forêt s’éveillent ;
 
21
le lionceau rugit vers sa proie,
 
 
il réclame à Dieu sa nourriture.

 
22
Quand paraît le soleil, ils se retirent :
 
 
chacun gagne son repaire.
 
23
L’homme sort pour son ouvrage,
 
 
pour son travail, jusqu’au soir.

           

 
24
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! †
 
 
Tout cela, ta sagesse l’a fait ; *
 
 
la terre s’emplit de tes biens.

 
25
Voici l’immensité de la mer,
 
 
son grouillement innombrable d’animaux grands et petits,
 
26
ses bateaux qui voyagent,
 
 
et Léviathan que tu fis pour qu’il serve à tes jeux.

 
27
Tous, ils comptent sur toi
 
 
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
 
28
Tu donnes : eux, ils ramassent ;
 
 
tu ouvres la main : ils sont comblés.

 
29
Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ;
 
 
tu reprends leur souffle, ils expirent
 
 
 et retournent à leur poussière.
 
30
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
 
 
tu renouvelles la face de la terre.

 
31
Gloire au Seigneur à tout jamais !
 
 
Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
 
32
Il regarde la terre : elle tremble ;
 
 
il touche les montagnes : elles brûlent.

 
33
Je veux chanter au Seigneur tant que je vis ;
 
 
je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
 
34
Que mon poème lui soit agréable ;
 
 
moi, je me réjouis dans le Seigneur.
 
35
Que les pécheurs disparaissent de la terre !
 
 
Que les impies n’existent plus !

 
 
Bénis le Seigneur, ô mon âme !
Doxologie
 
 
Gloire au Père… Voir le détail
Après un distique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après un tristique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, †
 
 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après une strophe de quatre ou six lignes :
 
 
Rendons gloire au Père tout-puissant,
 
 
à son Fils, Jésus Christ, le Seigneur,
 
 
à l’Esprit qui habite en nos cœurs,
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Oraison
Béni sois-tu, Dieu très grand, pour l’immense profusion de tes œuvres ! Béni sois-tu pour le travail de l’homme et pour le pain qui fortifie son cœur ! Béni sois-tu pour l’Esprit que tu lui donnes afin de renouveler la face de la terre !

Version œcuménique. Texte liturgique.
Copyright © 2012 A.E.L.F. pour la traduction des psaumes, les oraisons et les titres.
Tous droits réservés.

Psalmodiez à l’aide de tons simples
Si vous êtes débutant ou si vous manquez d’expérience, voici quelques tons simples, accompagnés de pré-écoutes, qui vous permettront d’accéder à tout l’art de la psalmodie par versets.
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Éclairage sur le Psaume 103
L’univers loue son Créateur.
— En contemplant l’univers, le croyant se sent rempli d’admiration et d’optimisme. Tout vient de Dieu, et cet univers est aussi pour les hommes. Dieu maintenant achève sa création par le travail des hommes et le rayonnement de ses témoins : “Envoie ton Esprit, qu’il renouvelle la face de la terre.” Extrait de La bible des peuples

Hymne à Aton
« Tu apparais, parfait, à l’horizon du ciel,
Disque vivant qui es à l’origine de la vie.

Quand tu te lèves à l’horizon oriental
tu remplis tout le pays de tes perfections.

Tu es beau, tu es grand, tu es étincelant,
tu es élevé au-dessus de tout le Pays.

Tes rayons entourent les terres
jusqu’aux limites de ta création.

Tu es Ré* ; tu as soumis les peuples jusqu’à leurs frontières.
Tu les domptes pour ton fils, ton bien-aimé**.

Tu es éloigné, mais tes rayons sont sur la terre ;
tu es sur les visages sans que l’on perçoive ton cheminement. »


* soleil du matin. ** le roi.

Cet hymne au dieu solaire est une composition égyptienne anonyme de l’époque dite « d’Amarna » (milieu du XIVe siècle avant Jésus-Christ), sous le règne d’Akhénaton, ce pharaon qui avait institué une importante réforme religieuse, favorisant le culte du Disque solaire, Aton. C’est une bon exemple de poésie religieuse égyptienne. On a noté depuis longtemps des ressemblances entre l’hymne à Aton et le Psaume 103 de la Bible, qui s’en inspire assez librement.
Jacques Vermeylen, Extrait de « Psaumes, chants de l’humanité », Septentrion
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