Le roi David jouant de la harpe
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« Le psaume est tranquillité de l’âme et cause de paix, il calme le tumulte et la turbulence des pensées. Il apaise l’emportement, il assagit l’intempérant. Le psaume favorise l’amitié, réunit les divergents, réconcilie les adversaires. Qui, en effet, peut encore considérer comme ennemi celui avec lequel il fond sa voix en prière vers Dieu ? Ainsi donc, la psalmodie procure le plus grand de tous les biens, la charité, faisant de l’accord des voix comme un lien vers l’unité, harmonisant les membres de l’assemblée pour les unir en un seul chœur. » Saint Basile

Psaume 114 (hébreu 116a)

J’étais faible, il m’a sauvé

 
 
Alléluia !

 
1
J’aime le Seigneur :
 
 
il entend le cri de ma prière ;
 
2
il incline vers moi son oreille :
 
 
toute ma vie, je l’invoquerai.

 
3
J’étais pris dans les filets de la mort,
 
 
 retenu dans les liens de l’abîme, *
 
 
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
 
4
j’ai invoqué le nom du Seigneur :
 
 
« Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »

 
5
Le Seigneur est justice et pitié,
 
 
notre Dieu est tendresse.
 
6
Le Seigneur défend les petits :
 
 
j’étais faible, il m’a sauvé.

 
7
Retrouve ton repos, mon âme,
 
 
car le Seigneur t’a fait du bien.
 
8
Il a sauvé mon âme de la mort, *
 
 
gardé mes yeux des larmes
 
 
 et mes pieds du faux pas.

 
9
Je marcherai en présence du Seigneur
 
 
sur la terre des vivants.
Doxologie
 
 
Gloire au Père… Voir le détail
Après un distique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après un tristique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, †
 
 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après une strophe de quatre ou six lignes :
 
 
Rendons gloire au Père tout-puissant,
 
 
à son Fils, Jésus Christ, le Seigneur,
 
 
à l’Esprit qui habite en nos cœurs,
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Oraison
Dieu qui fais miséricorde et qui défends les petits, tu n’as pas permis que ton Fils soit retenu dans les filets de la mort. Écoute-nous quand nous t’invoquons, comme il t’invoqua dans son angoisse. Sauve-nous par ses souffrances et sa passion. Ressuscités avec lui, nous vivrons en ta présence.

Version œcuménique. Texte liturgique.
Copyright © 2012 A.E.L.F. pour la traduction des psaumes, les oraisons et les titres.
Tous droits réservés.

Psalmodiez à l’aide de tons simples
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Éclairage sur le Psaume 114

Psaume de l’âme.
La chère âme se retire pendant plusieurs psaumes et ne réapparaît qu’au 114e, petit psaume où elle affleure jusqu’à trois fois. Le premier mot du psaume est un cri d’amour, v. 1. Ils ne sont pas si nombreux les psaumes qui commencent ainsi ; seul le 17e fait duo avec celui-ci : « Je t’aime, Seigneur, ma force ! », v. 2. Le psalmiste dit son amour à Dieu qui l’a délivré de ses ennemis, v. 3 à 4.
Cette conscience d’être aimé le rend humble, de cette humilité vraie de ceux qui se savent l’objet d’une tendresse qui les dépasse et qu’ils confessent avec un amour reconnaissant, v. 5 à 6. Alors son âme peut se sentir en paix et se reposer en Dieu, v. 7 à 8.
Doucement, le psalmiste incline son âme à l’abandon dans les mains de Dieu qui le bénit avec tendresse, à la mesure de son humilité aimante, qui est au fond de l’âme de la Vierge Marie.
Extrait de « La saveur des Psaumes », Dom Robert Le Gall

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