Le roi David jouant de la harpe
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« Dans les psaumes, l’être humain se retrouve lui-même entièrement. [...] Bien qu’ils aient été écrits il y a tant de siècles pour des croyants juifs, ils peuvent être assumés dans la prière des disciples du Christ. » Jean-Paul II
Langue française
 
Universalis lingua

Psaume 2

« Tu es mon fils »

 
1
Pourquoi ce tumulte des nations,
 
 
ce vain murmure des peuples ?
 
2
Les rois de la terre se dressent,
 
 
les grands se liguent entre eux
 
 
 contre le Seigneur et son messie :
 
3
« Faisons sauter nos chaînes,
 
 
rejetons ces entraves ! »

 
4
Celui qui règne dans les cieux s’en amuse,
 
 
le Seigneur les tourne en dérision ;
 
5
puis il leur parle avec fureur
 
 
et sa colère les épouvante :
 
6
« Moi, j’ai sacré mon roi
 
 
sur Sion[1], ma sainte montagne. »

 
7
Je proclame le décret du Seigneur ! †

 
 
Il m’a dit : « Tu es mon fils ;
 
 
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
 
8
Demande, et je te donne en héritage les nations,
 
 
pour domaine la terre tout entière.
 
9
Tu les détruiras de ton sceptre de fer,
 
 
tu les briseras comme un vase de potier. »

 
10
Maintenant, rois, comprenez,
 
 
reprenez-vous, juges de la terre.
 
11
Servez le Seigneur avec crainte,
 
 
rendez-lui votre hommage en tremblant.
 
12
Qu’il s’irrite et vous êtes perdus :
 
 
soudain sa colère éclatera.

 
 
Heureux qui trouve en lui son refuge !
Doxologie
 
 
Gloire au Père… Voir le détail
Après un distique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après un tristique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, †
 
 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après une strophe de quatre ou six lignes :
 
 
Rendons gloire au Père tout-puissant,
 
 
à son Fils, Jésus Christ, le Seigneur,
 
 
à l’Esprit qui habite en nos cœurs,
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Oraison
Seigneur du ciel et de la terre, tu as engendré ton Fils unique, Jésus, le Messie, et tu lui as donné, en le ressuscitant, la victoire sur tous ses ennemis. Fais-nous comprendre la force de ton amour. Apprends-nous à te servir avec fidélité, pour que nous ayons part à son règne.

Version œcuménique. Texte liturgique.
Copyright © 2012 A.E.L.F. pour la traduction des psaumes, les oraisons et les titres.
Tous droits réservés.

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Éclairage sur le Psaume 2
Les deux règnes.
— Cette lutte entre les rois de la terre et l’Élu de Dieu annonce le livre de l’Apocalypse. Dieu est venu parmi les hommes. Sa présence est un défi à ceux qui voudraient être les seigneurs de ce monde : il n’y aura pas de paix durable ici-bas.
Jésus ressuscité est le Seigneur, et tout au long de l’histoire il fait céder ce qui s’oppose au plan de Dieu. Extrait de La bible des peuples
Tu es mon fils.
— Le roi choisi par Dieu le jour de son sacre reçoit au v 2 le nom de « messie ». Ce terme signifie simplement en hébreu « marqué de l’onction » et s’applique dans l’Ancien Testament au roi, au grand prêtre, à Cyrus. Mais il a pris plus tard chez les Juifs un sens technique s’appliquant uniquement au roi futur, attendu pour les « temps messianiques » et qui devait libérer Israël. C’est avec ce messie — cet oint du Seigneur — que le Christ s’identifiera, « Christ » signifiant précisément oint ou « messie ».
— On estime également que ce psaume a été écrit peu avant l’exil, alors qu’à l’instigation des Babyloniens, Édomites, Philistins et Moabites (les rois du v 2a) s’apprêtaient à attaquer le peuple de Juda et son roi. La révolte de ces anciens vassaux ne peut mener à rien, le Seigneur ayant promis au roi, descendant de David — et son fils adoptif — un règne perpétuel.
— La première strophe (v 1-3) traite de la révolte des puissants contre Dieu. Dans la seconde (v 4-6) Dieu a installé, ou sacré, son roi dans le temple fondé sur le rocher de Sion ; aux v 7-9, il fait préciser par ce roi, son fils (son oint), sa nature et son rôle ; aux v 10-12 : appel à la crainte. Extrait de La Bible, présentée par Pierre de Beaumont
Note sur la crainte de Dieu :
Depuis le deuxième siècle avant Jésus-Christ, le mot crainte a perdu toute connotation de peur ou d’effroi. Le sentiment de la toute-puissance divine et de l’abîme qui sépare Dieu de l’homme entraîne des réactions complexes : effroi, révérence, respect, et amour. La Bible emploie un terme qui n’a pas d’équivalent exact en français et que les traducteurs classiques traduisent toujours par craindre et crainte. André Chouraqui emploie le verbe frémir et le nom frémissement. Selon le contexte on peut également trouver émouvoir et émotion, ou encore respect et amour.
Notes
  1. Sion désigne la vieille ville de Jérusalem ( voir la carte) dont le roi David s'empara aux environs de l'an 1000 av. J-C (2 S 5, 6-10). De Sion vient le mot sionisme, qui désigne le mouvement qui a amené les Juifs dispersés à coloniser, puis à reconquérir la Palestine sur plus d'un siècle (Is 35, 10; 62).
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