Le roi David jouant de la harpe
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« Celui qui psalmodie dans la Liturgie des Heures ne psalmodie pas tellement en son propre nom qu’au nom de tout le Corps du Christ, et même en tenant la place du Christ lui-même. Lire la suite...Si l’on se rappelle cela, les difficultés disparaissent, au cas où l’on s’aperçoit que les sentiments intimes, tandis que l’on psalmodie, sont en désaccord avec les sentiments exprimés par le psaume ; par exemple, si étant accablé de tristesse, on rencontre un psaume de jubilation, ou bien, dans le succès, un psaume de lamentation. Dans la prière purement privée, il est facile d’éviter cet inconvénient, car on est libre de choisir un psaume accordé à ses sentiments. Mais dans l’office divin, on ne psalmodie pas à titre privé : c’est au nom de l’Église que le cycle officiel des psaumes est pratiqué même par celui qui dit une Heure en étant seul. Celui qui psalmodie au nom de l’Église peut toujours trouver un motif de joie ou de tristesse car, en ce sens aussi, se vérifie la parole de l’Apôtre : “Joyeux avec ceux qui sont joyeux, pleurant avec ceux qui pleurent” (Rm 12, 15) ; et ainsi la fragilité humaine, blessée par l’amour de soi, est guérie à ce niveau de charité où l’âme s’accorde avec la voix chez celui qui psalmodie. » PGLH №108, Cf. Saint Benoît, Règle
Langue française
 
Universalis lingua

Psaume 9b (hébreu 10)

Tu entends le désir des pauvres

 
1
Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?
 
 
Pourquoi te cacher aux jours d’angoisse ?
 
2
L’impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux :
 
 
ils se font prendre aux ruses qu’il invente.

 
3
L’impie se glorifie du désir de son âme,
 
 
l’arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;
 
4
plein de suffisance, l’impie ne cherche plus :
 
 
« Dieu n’est rien », voilà toute sa ruse.

 
5
À tout moment, ce qu’il fait réussit ; †
 
 
tes sentences le dominent de très haut. *
 
 
(Tous ses adversaires, il les méprise.)
 
6
Il s’est dit : « Rien ne peut m’ébranler,
 
 
je suis pour longtemps à l’abri du malheur. »

 
7
Sa bouche qui maudit n’est que fraude et violence,
 
 
sa langue, mensonge et blessure.
 
8
Il se tient à l’affût près des villages,
 
 
il se cache pour tuer l’innocent.

 
 
Des yeux, il épie le faible,
 
9
il se cache à l’affût, comme un lion dans son fourré ;
 
 
il se tient à l’affût pour surprendre le pauvre,
 
 
il attire le pauvre, il le prend dans son filet.

 
10
Il se baisse, il se tapit ;
 
 
de tout son poids, il tombe sur le faible.
 
11
Il dit en lui-même : « Dieu oublie !
 
 
il couvre sa face, jamais il ne verra ! »

 
12
Lève-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main !
 
 
N’oublie pas le pauvre !
 
13
Pourquoi l’impie brave-t-il le Seigneur
 
 
en lui disant : « Viendras-tu me chercher ? »

 
14
Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance,
 
 
tu les prends dans ta main ;
 
 
sur toi repose le faible,
 
 
c’est toi qui viens en aide à l’orphelin.

 
15
Brise le bras de l’impie, du méchant ;
 
 
alors tu chercheras son impiété sans la trouver.
 
16
À tout jamais, le Seigneur est roi :
 
 
les païens ont péri sur sa terre.

 
17
Tu entends, Seigneur, le désir des pauvres,
 
 
tu rassures leur cœur, tu les écoutes.
 
18
Que justice soit rendue à l’orphelin,
 
 
 qu’il n’y ait plus d’opprimé, *
 
 
et que tremble le mortel, né de la terre !
Doxologie
 
 
Gloire au Père… Voir le détail
Après un distique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après un tristique :
 
 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, †
 
 
au Dieu qui est, qui était et qui vient, *
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Après une strophe de quatre ou six lignes :
 
 
Rendons gloire au Père tout-puissant,
 
 
à son Fils, Jésus Christ, le Seigneur,
 
 
à l’Esprit qui habite en nos cœurs,
 
 
pour les siècles des siècles. Amen.
Oraison
Pourquoi laisser croire, Seigneur, que tu n’es rien et ne vois rien ? Tu te caches, et le mal est partout ! Tu es trop loin, nos ennemis sont proches ! Lève-toi, Seigneur, étends la main, prends dans ta main la souffrance des pauvres ! Que justice leur soit rendue, puisqu’ils sont parmi nous le corps humilié de ton Christ.

Version œcuménique. Texte liturgique.
Copyright © 2012 A.E.L.F. pour la traduction des psaumes, les oraisons et les titres.
Tous droits réservés.

Psalmodiez à l’aide de tons simples
Si vous êtes débutant ou si vous manquez d’expérience, voici quelques tons simples, accompagnés de pré-écoutes, qui vous permettront d’accéder à tout l’art de la psalmodie par versets.
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Éclairage sur le Psaume 9b
Un Dieu absent ?
Quand les humains souffrent, Dieu semble souvent ne pas se manifester. À cela, le méchant et le croyant réagissent d’une manière opposée. Le premier défie avec arrogance un Dieu perçu comme amnésique, timide et aveugle ; raffermi dans ses passions coupables, il pense pouvoir continuer à perpétrer ses crimes en toute impunité. Quant au croyant, il s’interroge sur le mystérieux silence de Dieu ; mais, du même souffle, il affirme avec force le souci de Dieu pour les petits, sa fidélité et son engagement envers les malheureux. Puisque Dieu prend parti pour le pauvre, le mal est un choix sans issue. Extrait de La Bible Expliquée (en français courant).
Prière.
— Ce psaume est […] une prière pour obtenir la délivrance d’énnemis interieurs qui, par leurs brigandages et leurs violences, troublaient le royaume même de David. Extrait du Psautier Monastique №370 de 1938, Éditions Sainte-Madeleine
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